SYNDICALISME
- CFDT : un jaune, patron !
- Crise à la CGT, Bernard Thibault contesté
- « Créons une caisse complémentaire pour les intermittents du spectacle »
- La CGT s’est fait dépasser par une nébuleuse de collectifs, qui ont pris la tête de la contestation, comme dans la région parisienne.
- Des militants CFDT sont en colère et ils le disent...
- Syndicalisme. A savoir
- CFDT. De 15 000 à 20 000 départs annoncés
- Syndicalisme : Les cheminots CFDT changent de train.
- Les syndicats victimes de bipolarisation. La stratégie de la CFDT renforce la fracture public-privé.
- Retraites : la CFDT accusée de traîtrise. La CGT mobilise et dénonce son attitude progouvernementale.
Á VISITER
histoire des syndicats
1884 : Le syndicalisme autorisé en France
En 1884, la loi Waldeck-Rousseau permet aux syndicats ou associations professionnelles de se constituer librement sans l’autorisation du gouvernement. Des syndicats vont se créer et constituer la Fédération nationale des syndicats. Parallèlement, certaines municipalités mettent en place des Bourses du travail qui se constituent en Fédération. Les deux fédérations décident de fusionner en 1895 en une Confédération générale du travail, fusion effective en 1902.
1895 : naissance de la CGT
La loi de 1884 autorise les syndicats ou associations professionnelles à se constituer librement. Des syndicats vont se créer. Certains d’entre eux vont donner naissance, en 1895, à la CGT.
1906 : La Charte d’Amiens
La Charte d’Amiens, adoptée en 1906, revendique la disparition du salariat et du patronat en utilisant la grève générale. Pour permettre la coexistence des adhérents des différents partis politiques révolutionnaires, elle affirme son autonomie vis-à-vis des partis politiques.
1919 Création d’une confédération de travailleurs chrétiens
En réaction au syndicalisme anticlérical de la CGT, vont se constituer des syndicats chrétiens. Ils se regroupent, en 1919, en Confédération française des travailleurs chrétiens (CFTC).
Par ses premiers statuts, la nouvelle confédération se rattache directement à la doctrine sociale de l’Eglise catholique et, en particulier, à l’encyclique du pape Léon XIII « Rerum Novarum » relative à la condition des ouvriers et plus largement à la question sociale.
La première CFTC se constitue essentiellement autour d’organisations professionnelles d’employés. Toutefois, une évolution va se produire avec la création, en 1927, de la Jeunesse ouvrière chrétienne (Joc) dont de nombreux membres vont adhérer à la CFTC et, par ce biais, accroître le nombre de militants ouvriers et avec, en 1937, la naissance du Syndicat général de l’Éducation nationale (Sgen) dont les membres sont issus de l’enseignement public.
1922 Première scission de la CGT
Après la création du Parti Communiste français en 1920, les communistes se retrouvent minoritaires à la CGT. Ils créent la CGTU en 1922.
1919 à 1939 Les premières années de la CFTC
Rattachée à la doctrine sociale de l’Eglise catholique, la première CFTC se constitue essentiellement autour d’organisations professionnelles d’employés auxquelles vont bientôt se joindre des jeunes ouvriers et des enseignants.
1936 Réunification de la CGT
CGT et CGTU se réunifient en 1936, dans l’élan qui conduira le Front populaire au gouvernement.
1940 De l’interdiction à la résistance
Le syndicalisme confédéré est interdit par le régime de Vichy : CFTC et CGT sont dissoutes. De nombreux syndicalistes chrétiens vont entrer dans les réseaux de résistance. La CFTC subit des transformations au cours de cette guerre. En 1944, est créée la Confédération générale des cadres (CGC).
Les premiers mois de guerre vont désorganiser la Confédération, dissoute comme les autres confédérations par la loi du 16 août 1940. Par la suite, de nombreux syndicalistes chrétiens vont entrer dans les réseaux de résistance.
La CFTC sort transformée de cette guerre : elle a mené des actions communes avec la CGT, et acceptera, lors du congrès de 1949, l’unité d’action. Par ailleurs, elle a participé activement à la vie politique au sein de l’Assemblée consultative provisoire et se pose la question du non-cumul des mandats politiques et syndicaux adopté en février 1946. Enfin, les « minoritaires » lancent le débat sur la laïcité, débat qui aboutit à la modification des statuts : les « principes de la morale sociale chrétienne » remplacent la référence à l’encyclique papale.
1948 Nouvelle scission à la CGT : création de FO
La guerre froide entre l’Est et l’Ouest et le plan Marshall de 1947 rejaillissent dans la CGT dirigée par les communistes. La minorité Force Ouvrière crée la CGT-FO en 1948. (en savoir plus sur le rôle d’Irving Brown et de la CIA sur ce sujet). La FSM puis la CISL (Confédération internationale des syndicats libres) sont créées.
À partir de 1960, « l’évolution » est envisagée avec la remise en question du dernier « C » de CFTC. Un minoritaire, Eugène Descamps, devient secrétaire général en 1961.
1964 La CFTC devient CFDT (Confédération française démocratique du Travail).
1964 En novembre de cette année, la majorité de la CFTC décide la « déconfessionnalisation » de la centrale chrétienne née en 1919. La CFTC se transforme en CFDT. En 1968, la CFDT se donne pour objectif un socialisme démocratique « à base autogestionnaire ». Toutefois 10 % des effectifs décident de maintenir la CFTC. La CFDT passe un accord d’unité d’action avec la CGT en 1966 (puis à nouveau en 1970.)
En mai 1968, la loi permet la création des sections syndicales d’entreprises. C’est la première fois que le syndicalisme est reconnu dans l’entreprise.
1970 L’autogestion comme alternative
Le congrès de la CFDT de 1970 met en place de nouveaux statuts et propose une alternative à la société capitaliste : l’autogestion des entreprises. Edmond Maire est élu secrétaire général en 1971. Il le restera jusqu’en 1988. La CFDT adhère en 1974 à la Confédération européenne des syndicats (CES) créée en 1973 et à la Confédération internationales des syndicats libres (CISL) en 1988.
1981 La CFDT face à la gauche au pouvoir
À l’arrivée au pouvoir de la gauche, la CFDT veut faire aboutir rapidement ses revendications prioritaires : réduction de la durée du travail, lutte contre les inégalités de salaires et de pouvoir d’achat, droits nouveaux accordés aux salariés.
Pour appuyer ces revendications, elle rencontre François Mitterrand puis son premier ministre Pierre Mauroy. Toutefois, la question de la réduction du temps de travail va provoquer une première distorsion car la CFDT y voit la possibilité de diminuer les inégalités en créant des emplois et en améliorant les bas salaires. Ce point de désaccord est révélateur de l’orientation que va prendre la CFDT à partir du Congrès de Metz (1982), celle des « nouvelles solidarités
1988 : création de SUD-PTT, par des exclus de la CFDT.
Le congrès de Stasbourg, en 1988, voit Jean Kaspar succéder à Edmond Maire. Il entérine l’obligation d’une « adaptation du syndicalisme » face aux mutations économiques et sociales. Une partie des adhérents CFDT-PTT de région parisienne sont exclus pour avoir désobéi à l’appel de la reprise du travail lors de la lutte des "camions jaunes" à La Poste, à l’automne 1988. La majorité des militants CFDT-PTT de la région parisienne qui ont été alors sanctionnés décident de créer une nouvelle fédération aux PTT : SUD (Solidaires, Unitaires et Démocratiques).
1992 : Nicole Notat devient secrétaire générale de la CFDT. Louis Viannet remplace Henri Krasuki à la tête de la CGT.
1995 : Suite aux grèves de novembre et décembre. En novembre 1995, Nicole Notat approuve la réforme de la Sécurité sociale décidée par Alain Juppé, à l’exception de celle des régimes spéciaux de retraites. Ce qui provoque le départ de 5 000 adhérents vers SUD, qui crée SUD RAIL.
1999 : Bernard Thibault remplace Louis Viannet à la tête de la CGT.
2002 : Le conflit des retraites.
Le 3 mars 2002, François Chérèque est élu secrétaire général de la CFDT en remplacement de Nicole Notat. Le 15 mai 2003, il déclare « acceptable » la réforme des retraites avant de consulter le conseil national de la confédération. Il regrettera sa précipitation et lancera un débat interne sur la démocratie. La CFDT revendique 889.100 adhérents en 2002. Les départs sont évalués à 8 000 par la direction, et à plus de 50 000 par les opposants.
"Je n’hésite pas à rendre hommage à ces organisations, à leur courage. Je pense évidemment à la CGC, je pense à la CFDT et à son secrétaire général, François Chérèque, qui s’est engagé dans cette négociation avec vigueur et ardeur. " Jean-Pierre Raffarin, le 24 juillet 2003, à propos de l’accord sur les retraites.
2002 : élections prud’hommales : la CGT en tête.
La CGT recueille 32,1%.
La CFDT fait 25,2%
FO fait 18,2%.
Les patrons historiquement hostiles aux syndicats
Hostiles à l’expression collective des salariés, qui fausserait le marché du travail (seul Gustave de Molinari l’accepte en parallèle avec la coalition des capitaux), les employeurs français récusent les syndicats, qu’ils ont affaiblis en raison de leur maigre représentativité. Combien de bataillons ? Au congrès de la CGT réformiste de 1931, Léon Digat rappelle que Lambert-Ribot, du Comité des forges, avait déclaré à Léon Jouhaux : « Vous ne regroupez que 10% des travailleurs. Comment voulez-vous que les organisations patronales souscrivent à des conventions collectives ? » Et, dans son livre de 1939, Les Rapports entre patrons et ouvriers, Pierre Laroque, le futur maître d’oeuvre de la Sécurité sociale, relève que les fédérations patronales sanctionnent lourdement leurs membres « pour avoir embauché » le secrétaire du syndicat ouvrier.
Pourquoi la désyndicalisation
(...)Le troisième frein se situe dans le mécanisme de l’extension des accords collectifs. Ce qui a été obtenu au terme d’un conflit ouvert ou d’une négociation à froid est accordé, par décision du ministère du Travail, à tous les salariés, qu’ils soient syndiqués ou non. Alors pourquoi l’être ? Il est d’ailleurs paradoxal que ce soit dans les périodes de chômage, qui réclameraient de la part des salariés un réflexe de solidarité, que le taux de syndicalisation recule.
Le plein emploi a cessé en France depuis 1976, et c’est à partir de ce moment que la désyndicalisation s’est produite, après le pic de 25% des années 1970 à 1975.
PAR RENÉ MOURIAUX, (Docteur d’État en sciences politiques. Le Syndicalisme en France, édité aux PUF, collection « Que sais-je ? »)., Le Figaro, 5 août 2004
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histoire des syndicats6 décembre 2009, par Jean D REtant moi-même représantant syndical dans la fonction publique, je m’étonne de devoir constater que les pouvoirs des syndicalistes, aujourd’hui, sonttrès amoindris.
Est-ce la faute aux potentiels adhérents qui ne le sont pas, car ils trouvent le timbre trop cher par rapport au contenus et aux formes desbatailles menées ?
Est-ce la faute au fait qu’on a l’impression, aujourd’hui que l’on fabrique des "moutons" par le biais de pressions diverses ?
Est-ce la faute de nos dirigeants qui entâment des batailles féroces et se satisfont assez bizarrement de pseudos victoires ?
Ne serait-il pas possible de fédérer, surtout à notre époque,tous ces gens qui ont besoin et envie d’être fort face à cette jungle, autour d’un syndicalisme plus engagé que politique, mené par une équipe forte du respect de ses ainés, oeuvrant pour le groupe comme si c’était pour eux, et faisant fi de toutes propositon d’"O.P.A." ?-
histoire des syndicats17 juillet 2010, par pothier michel
“” Je suie syndicaliste et je sui pour un syndicat libre et indépendant les partie politique on tuée le syndicat les ouvrière ne son plus représenter le gouvernement ce régale de la déchirure syndicale
J’ai bien tau 55 ans jai travailler a lage de 14 ans je pleur de rage de voir la tournure que prend les syndiquas des fonctionnaires moi qui ne suie qu’un petit ouvrier
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