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- du grand standing !
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- la table est mise
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- les anciens ministres veillent
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CULTURE
- Vers un désengagement de l’Etat : Aillagon veut décentraliser au maximum et faire intervenir le privé.
- Des élus UMP défendent les intermittents
- Images d’intermittents (photos et vidéos)
- Sélection de photo du mouvement des intermittents
- La CGT s’est fait dépasser par une nébuleuse de collectifs, qui ont pris la tête de la contestation, comme dans la région parisienne.
- Etrange manifestation hier dans les rues toulousaines.
- La voix des intermittents
ACTIONS
- Manif cyclonudiste à Paris (Vidéo)
- Comment les intermittents mènent de front agit-prop et négociation
- PARADIS FISCAL, ENFER SOCIAL, le 9 octobre journée de mobilisation
- occupation de Matignon : Le Medef décide, le gouverne ment !
- Des intermittents chahutent le ministre de la Culture à Chalon-sur-Saône
- L’OCCUPATION DU TOIT DU MEDEF SE POURSUIT
- Perchés chez le Baron, troisième jour d’occupation sur le toit du MEDEF
- La violence policière plein cadre
- Brève occupation de l’EHESS par des associations de précaires
- Des intermittents affirment bloquer dans le Val-d’Oise un départ de copies de films pour Cannes
- Le journal de Canal+ de midi interrompu par des intermittents
- LA PALME DORT, RÉVEILLONS-LA !
- Des césars aux festivals, les intermittents sur le pont
- Les précaires s’invitent chez Fauchon
- Des intermittents du spectacle occupent la Villa Médicis à Rome
- Un comédien intermittent pertube la fête :
- "APPEL AU RECOUVREMENT D’ESPACES PUBLICITAIRES"
- Aillagon interpellé par un comédien lors de la remise du prix du brigadier
- Les intermittents menacent le Festival de Cannes
- Action Française de Jeux, 12 juillet 2003
- Une fois de plus, les intermittents du spectacle ont fait parler d’eux hier soir
- Opération coups de poing à la « Star Ac’ » (avec la vidéo)
- Que s’est-il passé place de la Concorde, mardi soir ? Les forces de l’ordre ont surtout chargé et arrêté des manifestants.
- les intermittents à la Star-ac par tam-tam
Action Cabinet François Fillon et Manifestation, 13 novembre 2003
Journée du 13 novembre 2003 : le statut des intermittents doit faire l’objet d’une nouvelle signature, car l’ancien protocole était illégal.

10H53 : On entre dans l’Hôtel particulier du cabinet du ministre du travail, François Fillon. Assez surpris de pouvoir entrer à l’intérieur. Les salons sont en activités, avec plein de gens de services qui sont en train de dresser des tables dans deux salons. C’est vraiment très chic !

Le personnel est un peu paniqué, il range tout en vitesse. On essaie de nous fermer les portes, mais tout le monde se balade partout. Un manifestant croque un petit pain posé sue une des tables ! Scandalisée, une dame nous pousse dehors : On a pas à manger le pain du ministre...

Pourtant, la discussion s’installe. La dame le reconnaît : c’est dur pour tout le monde. ici au cabinet, sur une douzaine de personel, deux seulement sont fonctionnaires. Les autres sont contractuels, et partiront avec le ministre.

Le lieu est très calme, avec un délicieu jardin à l’arrière, sur lequel les salons donnent. En plein Paris, le dépaysement est assuré. C’est le paysage que voit chaque jour le ministre des affaires sociales de so balcon !
11h25 : Une délégation est reçue par un directeur de cabinet. On accepte de sortir, en brandissant nos banderoles et en chantants nos slogans, dont un dicté par l’ambiance du lieu :
"On veut, des emplois fictifs ! et des logements de fonction !"

Les CRS nous bloquent pendant une heure sur le trottoire, en laissant les gens partir au compte goutte.
L’après-midi, la manifestation est commentée en direct sur le web :

15h30 : Rassemblement comme on en a jamais vu devant l’UNEDIC.
Alors que d’habitude ce n’est au mieux qu’une centaine de manifestant qui se rassemblent devant le batiment, c’est aujourdui plusieurs milliers de personnes qui se massent actuellement rue de Reuilly
Pour les habitués du lieux, je serais probablement plus explicite en leur disant que c’est une foule très compacte depuis le métro Montgalet jusqu’au siège de l’Unedic....
Enfin presque jusqu’au siège, car contrairement à d’habitude, le rue de Reuilly est complètement barrée quelques metres avant par les gardes mobiles.
Parmi la foule, de nombreux chômeurs et intermittents, biensûr, mais aussi beaucoup de participants au FSE, et quelques personnalités, comme Bové. Bonne ambiance, due à la présence d’un groupe de samba.
Cependant, cette démonstration de force n’a pas l’air d’impressionner les autres, puisque ils viennent de refuser qu’une délégation soit reçue...
Ah, correction de dernière minute, ce n’est plus jusqu’au métro que le rassemblement arrive, mais au moins cent mètres après, suite à l’arrivée de la manif CGT, partie tout à l’heure de Gambetta... :-)
16h45 :
Plusieurs centaines de manifestants, menés par les intermittents, se sont déplacès en manifestation derrière l’Unedic, allée Vivaldi.

Après que nous ayons essayé de passer par un passage plus faiblement protégé par les flics, ces derniers ont répliqué par des salves de lachrymos.

Certains manifsetants lençant divers objets en retour, quelques flics tentent une sortie, mais se ra visent vite étant doinné notre nombre.
Après quelques minutes, nous partons en direction de la place Daumesnil.
la fin racontée par Zouky 19H10 : Nous apprenons que le texte a été signé tel quel par les fossoyeurs de notre régime d’assurance chômage (et de tout le système social français). A l’appel de l’un d’entre nous, nous poussons un gigantesque cri de colère.
19h30 : Le cri de colère ne s’arrête que pour laisser la parole à l’un des délégués de la CGT. Il nous raconte la parodie de réunion à laquelle il vient d’assister. Il est dégoûté. Les participants ont refusé que soient consignés par écrit les interventions de chacun. De plus aux questions techniques qui ont été posées concernant la maladie et la maternité, il a été répondu que seuls les malades et les femmes enceintes pendant un contrat de travail pourront bénéficier de la comptabilisation de leurs heures. Ont-ils peur que les intermittents se reproduisent ? Certaines mères lâchaient amères que c’était déjà fait !
Par mesure de représaille et surtout par dégoût, le responsable de la CGT n’appelait pas à la dispersion de la manifestation (fait rare chez eux !).
20H00 : Départ en action. 200 intermittents. Pas moins de quatre RG (plus deux autres repérés dans la foule (excusez ma passion pour ce corps de métier, j’ai dû écrire trop de scénarios policiers (il faut vraiement que j’arrête la télé !!))) pour nous accompagner dans le métro. Ligne 1. Nous ne nous arrêtons pas à la place de l’Etoile. Le scénario (justement) devient trop évident. Porte Maillot, le Palais des Congrès, la dernière comédie musicale à la mode : "Les demoiselles de Rochefort" (Demy doit se retourner dans sa tombe).

- ©Nicolas Le Scour-alterphoto.org

21H00 : Le scénario était trop évident. Les CRS nous attendaient déjà et les renforts nous ont coincé par derrière. Les RG (et oui, celui avec le casque sur lequel est collé un autocollant ITV, il n’aurait pas pu mettre LCI, ça aurait été plus évident) avaient tout le temps pour nous filmer. Après
quelques petits chants, dont mon préféré (je ne peux m’empêcher de vous en livrer les paroles, à chanter sur un air gospel)

- ©Nicolas Le Scour-alterphoto.org
"Et moi je suis un CRS (bis) Devant la porte je me dresse (bis) Et quand je pense à mes enfants (bis) A l’avenir qui les attend (bis) Devant leur poste de Télé (bis)"
...après donc quelques petits chants, nous négocions une sortie sans arrestation... Mais les flics sont chauds bouillants et ils commencent à en bousculer quelques uns si bien que nous finissons par tous lever les mains en l’air pour essayer de les calmer et pour leur faire comprendre qu’on n’est pas là pour leur servir de punching ball. Ils tentent de nous encercler. On brise leur chaîne (un peu à cause de moi, j’en suis pas peu fier, mais ils commençaient à me gonfler à nous prendre pour des moutons). Du coup, on bloque l’avenue de la Grande Armée et on la descend entièrement, poursuivis par 5 cars de CRS (tu aurais aimé pour tes photos François, c’était comme les Champs à Noël, ça clignotait de partout).
22H00 : J’ai un peu loupé le coche. Je me suis laissé décroché 5 minutes et quand je retrouve les autres ils sont encerclés par une centaine de CRS (autant que les intermittents qui restent) J’ai jamais vu un tel déploiement de force pour aussi peu de gens, et des pas guerriers en plus (ça doit coûter cher au gouvernement ça !). Nouvelles négociations. Cette fois-ci, on est raccompagné gentiment jusqu’à Kléber. fin de la journée.
Bonne nuit à tous. La lutte continue. Putain y’en a marre. Mais j’vous embrasse.
Zouky