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LeRuisseau, 9 novembre 2006
François Guillement

Disparition du poisson en 2050 ?

Dans un article du Canard enchaîné, (1) Jean-Luc Porquet reprend une analyse de la revue Science qui se demande si les océans seront devenus stériles en 2050. « en dépit d’une augmentation importante dans l’effort global de pêche, les prises ont diminué, toutes espèces confondues, de 13 % depuis leur maximum en 1994 »

Le Monde reprenait également l’info parlant de menace sur "les stocks de poisson" (2) : « Cette érosion de la biodiversité est due principalement à la surpêche. Mais aussi aux pollutions, à la destruction des habitats causée par le chalutage de grand fond et au réchauffement climatique. »

« Et Allègre qui se tait ! » ironise Jean-Lus Porquet. Comme pour l’amiante et la responsabilité de l’homme dans le réchauffement de la planète, il devrait mettre en doute cette "vérité officielle". « On accuse la pollution et la surpêche : mais chacun sait que la pêche, ça va, ça vient. Parfois ça mord, parfois ça ne mord pas. (...) C’est comme cet économiste mandaté par Tony Blair, ce sir Nicolas Stern. Lui aussi s’est fait de la pub la semaine dernière en estimant à 5.500 milliards d’euros le coût du réchauffement de la planète si les Etats ne se remuent pas plus que ça. L’équivalent, dit-il "des deux guerres mondiales et de la crise de 29.  (3)

On pourrait multiplier les nouvelles douteuses. Le déclin des moineaux (moins 15% en Ile-de-France, moins de la moitié dans les grandes villes de Belgique, d’Allemagne, d’Italie). Les côtes bretonnes qui perdent leur couverture de goémon. Les 60.000 hectares de terres agricoles qui disparaissent chaque année sous les lotissements. Et cetera. Entre le prédicateur Al Gore, l’alarmiste Nicolas Hulot et les experts affolés de tout poil, ça n’arrête pas. Et c’et qu’on finirait presque par y croire... Allo Allègre ? » conclue Jean-Luc Porquet.

(1) - "poisson de novembre", Le Canard enchaîné du 8 novembre 2006, page 5

(2) - "Menace de disparition totale des stocks de poissons en 2050", Stéphane Foucart, Le Monde du 4 novembre 2006

(3) - Le coût du réchauffement climatique pourrait atteindre 5.500 milliards d’euros, LE MONDE.FR avec AFP | 30.10.06 | 07h04

Le réchauffement climatique pourrait coûter à l’économie mondiale jusqu’à 5,5 trillions d’euros (5 500 milliards d’euros) si les gouvernements ne prennent pas des mesures radicales au cours des dix prochaines années, avertit une étude d’un ancien responsable de la Banque mondiale. Ce coût serait alors supérieur à celui des deux guerres mondiales et à celui de la Grande Dépression de 1929, tout en rendant de grandes parties de la planète inhabitables.

L’étude, dont l’hebdomadaire britannique The Observer publie des extraits et qui doit être présentée, lundi 30 octobre, par Sir Nicholas Stern, ancien chef économiste de la Banque mondiale, prévient également que le nombre de réfugiés, victimes de la sécheresse ou d’inondations, pourrait s’élever à quelque 200 millions de personnes.

Selon l’Observer paru dimanche, cette étude de 700 pages est la première contribution de poids d’un économiste à un phénomène qui avait été jusque-là l’apanage des scientifiques. Le rapport de M. Stern, qui avait été commandé voilà un an par le ministère de l’économie britannique pour mieux cerner les répercussions du réchauffement climatique sur l’économie du globe, prévoit que celui-ci pourrait provoquer une récession mondiale.

"LE DÉBAT EN LA MATIÈRE EST À UN TOURNANT" "Cela va nous donner des arguments", a déclaré une source gouvernementale britannique anonyme citée par l’hebdomadaire. "Je crois que le débat en la matière est à un tournant, de même que nous l’étions en 2004-2005 dans le domaine de la science", a estimé cette source.

Même si une fin immédiate était mise à la pollution, ajoute l’Observer, les gaz à effet de serre déjà dans l’atmosphère continueraient à provoquer un réchauffement du climat pendant encore une trentaine d’années, le niveau des mers s’élevant encore pendant un siècle. L’ancien économiste de la Banque mondiale a calculé, souligne l’hebdomadaire, que l’humanité devrait dépenser 1 % du PIB annuel de la planète, soit près de 350 milliards de dollars (275 milliards d’euros) sous peine de voir le coût du réchauffement climatique être de 5 à 20 fois plus élevé.

"LA NÉCESSITÉ D’ACTION EST URGENTE" Le problème est tellement urgent qu’un nouvel accord sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre, remplaçant le protocole de Kyoto, devrait être conclu dès l’année prochaine plutôt qu’en 2010-2011 comme prévu, estime l’auteur de l’étude.

Le contenu de l’étude de Sir Nicholas Stern a été présenté aux ministres de l’environnement à Mexico au début du mois, où il a clairement expliqué à tous que "ne rien faire n’était pas une option" et que la "nécessité d’action [était] urgente", a indiqué une source gouvernementale britannique, citée par ailleurs par The Independent.

Selon le journal, le ministère des finances britannique espère que cette étude servira à provoquer un revirement de l’opinion aux Etats-Unis et à combattre l’assertion du gouvernement américain, selon lequel la réduction des émissions de gaz à effet de serre est dommageable pour la croissance économique.

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